Les entreprises semblent s'accomoder de la réforme de la représentativité syndicale. Du côté des syndicats qui ont perdu leur représentativité, la résistance s’organise.
Les entreprises s’adaptent plutôt bien aux nouvelles règles de la démocratie sociale ; les syndicats, un peu moins. Un an et demi après l’adoption, le 20 août 2008, de la loi “portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail”, le bilan d’étape de cette réforme, qui doit aboutir à une recomposition du paysage syndical en août 2013, diffère fortement selon que l’on se place du point de vue des DRH ou de celui des syndicats.
La plupart des craintes exprimées par les premiers ne se sont pas concrétisées. Les implantations de nouveaux syndicats, rendues possibles par l’ouverture du premier tour des élections aux organisations non représentatives, sont rares. « Nous ne constatons pas de créations massives de syndicats, du fait de la faiblesse du vivier de militants », constatait Charles-Louis Molgo, chef du bureau des relations collectives du travail à la Direction générale du travail du ministère, au cours d’un colloque organisé en janvier par l’Association française des relations professionnelles (Aferp).